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    January 20

    Vacances

    Imagine l'été l'Espagne .. Dehors la chaleur, les volets mi-clos, les bruits de la rue.
    Tu fermes les yeux, respires profondement. Deux jours nous séparent de Paris,
    les vacances commencent seulement.
    Allongée près de toi, je revois ma maison, Philippe, les enfants, une vague de nostalgie m'envahit
    que je repousse aussitôt. Je t'ai suivie, je suis près de toi et je me sens bien, détendue, un courant
    d'air salin se faufile, glisse sur le drap, caresse mon visage.
    La mer toute proche,le sable brûlant, la longue avenue bordée de palmiers, le petit port de pêche, nos longues promenades le soir main dans la main, ce petit hôtel familial, autant d'instants de bonheur tant attendus...
    January 15

    Attente

    Attente

     

    Les jours déroulent leur long cours nostalgique

    pendant qu’égarée dans les méandres, ton aimée hésite.

     

    Avancer, éviter les bras morts, contourner les îlots,

    retrouver le fleuve des petits riens du bonheur quotidien

     

    Le brouillard ne se lève pas sur les rives dangereuses

    Un rayon perce l’épais rideau qui laisse quelque fois

    Un peu d’espoir tromper ton attente.

     

    Saurais-tu attendre ?

     

    Quel chemin pour atteindre l’océan ?

    Le courant me portera-t-il bien à l’embouchure,

    Là où toutes vies convergent pour renaître ?  

     

    January 14

    Pitoyable

    Arrangements, on compose de ci de là,

    de bric de broc, un peu de colère, beaucoup de patience,

    un peu de je t’aime et des tas de ras le bol

    on tricote les mailles, endroit, envers,

    deux rangs en rouge, trois rangs en rose

    Un peu pour moi, trop pour tous et pas pour toi

    Je te veux, je n’te veux plus, je te quitte, je reste, je construis puis je détruis

    Tour de Pise toute de guingois, tour de Babel beaucoup trop belle, 

    On vit, on s’écoute beaucoup.

    D’autres survivent et meurent, mais c’est la vie "quoi",

    on continue de croire qu’on est malheureux.

    L’hopital charrie son flot de malades, de mourants,

    les recoins betonnés des villes inhumaines abritent une foule sans abris,

    les vieux pleurent sans personne pour les entendre,

    des régimes affament leurs peuples au non du pouvoir,

    des femmes, des hommes, des enfants sont maltraités dans l'indifférence...

    Et moi je crie, je m’appitoie, je m’attriste

    pour quelques mots. Trois petits tours,

    on ouvre et on referme, les pages se tournent dans l’ordre ou le désordre

    on recule et on avance, lis et relis les douceurs ou les malheurs.

    On s’explore, se pose des « pourquoi » qu’on imagine grands

    mais qui sont tout petits devant les enfants des rues, les enfants battus

     

    Il me revient alors « La Prière »

     

    Par le petit garçon qui meurt près de sa mère
    Tandis que des enfants s'amusent au parterre
    Et par l'oiseau blessé qui ne sait pas comment
    Son aile tout à coup s'ensanglante et descend
    Par la soif et la faim et le délire ardent
    Je vous salue, Marie.

    Par les gosses battus, par l'ivrogne qui rentre
    Par l'âne qui reçoit des coups de pied au ventre
    Et par l'humiliation de l'innocent châtié
    Par la vierge vendue qu'on a déshabillée
    Par le fils dont la mère a été insultée
    Je vous salue, Marie.

    Par la vieille qui, trébuchant sous trop de poids
    S'écrie: " Mon Dieu ! " par le malheureux dont les bras
    Ne purent s'appuyer sur une amour humaine
    Comme la Croix du Fils sur Simon de Cyrène
    Par le cheval tombé sous le chariot qu'il traîne
    Je vous salue, Marie.

    Par les quatre horizons qui crucifient le monde
    Par tous ceux dont la chair se déchire ou succombe
    Par ceux qui sont sans pieds, par ceux qui sont sans mains
    Par le malade que l'on opère et qui geint
    Et par le juste mis au rang des assassins
    Je vous salue, Marie.

    Par la mère apprenant que son fils est guéri
    Par l'oiseau rappelant l'oiseau tombé du nid
    Par l'herbe qui a soif et recueille l'ondée
    Par le baiser perdu par l'amour redonné
    Et par le mendiant retrouvant sa monnaie
    Je vous salue, Marie.

     

    Et aussi la chanson de Kamaro « Petits Princes »:

     

    J'ai vu des choses mon vieux, des choses qui font mal
    J'ai vu des larmes qui coulent, des enfants qui ont mal
    On n'a le droit de s'en foutre, c'est rien de banal

    Le temps qui passe pour nous, pour eux est fatal
    Mais, on n'est pas la pour la pitie
    On n'est pas la pour pleurer leur sort
    Je voulais que cette chanson leur soit dediee
    Que tous ensemble, pour eux, on y croit encore...
    Aucune raison n'est bonne pour un enfant de souffrir
    Il n'y a pas de raison pour une âme de ne pas sourire
    Mais la vie a fait que pour certain ce n'est pas pareil
    Il y en a qui viennent au monde déjà prêts pour un long sommeil
    C'est triste, et il faut faire quelque chose
    Il faut qu'on s'implique dans de petites et simples choses
    Qui pour eux font la difference
    Ub sourire aux levres, un message de l'esperance

     

    Leve ta mainpour ces princes des ghettos
    Qui ne voient que l'ampleur de l'etau
    Qui tous les jours se battent pour survivre
    En esperant un jour ne plus soufrir
    Leve ta main pour ces petits princes de la rue
    Qui ne voient que leur destin perdu
    Et simplement que l'on se souvienne
    Que pour tout le monde la vie n'est pas la même

    La cicatrice reste, quand marquee sur un enfant,
    mais leur visage s'illumine, a chaque main qu'on leur tend
    Tu sais pour eux le bohneur ne tient a rien.
    Si je pouvais en faire sourire rien qu'un
    Je me sentirais déjà bien
    Ces enfants de la famine
    Ces enfants des terres hostiles
    Ces gosses qui ne l'ont pas choisi
    Mais qui en portent des traces indelebiles
    Parle pour eux mon gars, prie pour eux mon gars
    plus tu ne manques de rien et plus il y en a pour qui ça s'arrete la.
    C'est la vie qui l'a choisi ainsi
    Sans trop savoir qui en paierait le prix
    Et coulent des larmes sous un ciel gris
    Malheureusement ce sont eux qu'on oublie
    En esperant qu'un jour les choses changent
    C'est déjà bien qu'ensemble on y pense
    Surtout que je sais qu'il aurait pu etre le mien.
    Ce petit prince triste qui me tend la main

    January 13

    Pour Toi

    Je me penche avec douceur et dépose du bout des lèvres un baiser leger,

    sur ton front soucieux l'onde de chaleur se propage lentement.

     

    J'avance avec tendresse ma main ouverte, presse avec fermeté ma paume contre ta peau,

    ta nuque crispée se détend, un flux bienfaisant ondoie le long de tes épaules.

     

    Mes yeux regardent les tiens pour t'aider à retrouver le courage perdu.

     

     
    January 12

    Avenir

    Rien n'est acquis, rien n'est perdu non plus !
     
     
    January 02

    lourdeur

    Marcher sur les eaux, ou bien la fronde de David.
    Un miracle ! Il me faut ça au moins aujourd'hui.
    Si je m'étais levée à l'autre bout du Globe, j'aurais trouvé le soleil, la chaleur,
    la mer peut-être, qui m'aurait bercée de son clapotis toujours renouvelé.
    j'aurais pu dormir sur la plage.. doux rêve
    Toi mon amie, toi mon copain et toi mon égale
    t'es-tu levée bourrée de colère, de révolte et de lassitude
    As-tu un jour eu l'impression que tous tes muscles étaient raides,
    que tu pesais une tonne, que la moindre parole te couterait la vie ?
    Arc-en-ciel