Agnès's profileL'essentiel est invisibl...PhotosBlogListsMore Tools Help

Blog


    November 19

    Toc, toc, toc !

    Qui es-tu, qu'attends-tu ? Livre moi un peu de ton âme
    J'ouvrirai avec douceur, j'entrerai avec humilité
    Allume quelques lampes, fais briller quelques feux
    Je parcourerai avec attention les failles et aspérités
    Guide-moi sur tes chemins montagneux
    Je construirai des ponts sur les contradictions
    Parle-moi de tes anciennes guerres
    J'admirerai ton courage
    Et si tu m'y autorise, je refermerai derrière moi
     
     

    Roman

    Le hall de gare était noir d'une foule compacte en ce premier jour de vacances scolaire. Me voila seule, tournant le dos à cette agitation. Sentiment de vide après l'excitation du départ en colonie partagée avec elle. Ces départ sont devenus un rituel qui ne m'effraie plus. J'ai abandonné l'idée d'un risque puisque rien ne s'est jamais produit mais reste ce vide à combler. Je retrouve la voiture au parking et reprend le chemin inverse mécaniquement, l'esprit englué dans une sorte de torpeur salvatrice.
    La maison m'attends ainsi qu'une foule de tâches en retard auxquelles je m'attelerai ce week-end. Lundi arrivera vite.
    ...

    Derrière les Miroirs

    J’interroge vos images, je sonde ces façades

    N’ai de cesse que de vous voir

    Vos miroirs opaques me renvoient

    A mes peurs

     

    Je cherche vos chemins, guette vos humeurs,

    N’ai de répit que de vous trouver

    Vos sourires figés me laissent

    A ma tristesse

     

    Je me déguise, fais le clown

    Cheche à vous séduire

    Vos regards irréels me rendent

    A ma solitude

     

    Je m’enrobe de miel, de sucre,

    Ne fais l’économie d’aucun mot doux

    Vos langues liées se rient

    De ma sympathie

     

    Laisserez vous toujours en pâture

    A mon amour

    Votre coquille vide ?

     

    Emporterez-vous vos secrets ?Le vent se chargera de les disperser !

    Impatience

     

    Envie urgente, besoin impérieux !

    Freiner, changer de direction,

    Sauter en marche avant l’accident.

         C’est déjà trop tard !

    Crissement de pneus, perte de contrôle,

    La vie défile, arrêt sur image !

     

    A l’instant investit ta vie,

         Demain c’est déjà trop tard.

     

     

    November 13

    Rêve

    Tu marches près de moi, je sens la chaleur de ta main dans la mienne,

    Nous avançons sans destination, le plaisir d'être deux au cœur de Paris

    Un halo de bonheur protecteur. De temps en temps, nos regards se fondent,

    nos envies se parlent. Au détour d'une ruelle bordée de petites maisons, quelques marches,

    un banc, un vieux lampadaire. S'asseoir, regarder les autres, se serrer, ne rien dire mais s'écouter.

    Combler chaque seconde de tellement de vie que les minutes sont des heures.

    Sans passé, ni avenir, tellement heureux dans cet instant, petit miracle offert.

     

    J'arpente seule les rues de Paris, rêvant de partager ce rêve.

    November 12

    Matin chagrin

    Matin courage, journée embrayage,
    S'assoir et commencer.. Comment faire autrement,
    Turbiner, enregistrer, saisir, classer les papiers muets.
     
    Bureau terne, clones absorbés, missions inutiles,
    communication formatée, envie de m'évader !
     
     
    Bon courage à vous tous qui entamez une semaine
    de bureau sans trop de conviction mais quand
    même la conscience d'avoir un peu de chance et
    qu'il y a bien plus malheureux.
    November 11

    Dérisoire

    Versée dans l'univers, vivante sans voie, retrecie, obscurcie.
    La terre a froid, le ciel pleure ces dimanches infiniment gris
    Tu m'écris, je réponds, je comprends,
     
    Nous sculptons nos vies au burrin de nos pensées infimes
    dont le temps se moque, le mouvement rattrappe notre envie
    la fin s'écrie avant le commencement.
     
    Le sens nargue la raison, l'amour appelle la folie
    de ses tornades chimériques,
    bribes évadées de désirs sans futurs
     
    Ajournée de l'espoir d'y croire
    En attente, en partance,
    Y a-til plus de paix après ?
     
     
     
    November 09

    Toi et moi

    TOI,,MOI

    Ça fait des nuits,Ca fait des jours,

    Que j't'aime d'amour,Que j'taime pour toujours,

    Ça fait du temps,Ca fait du temps,

    Qu'on s'dit bonjour,Qu'on s'fait du bien,

    Qu'on a du mal à s'retrouver,Que j'ai du mal avec ce bonheur,

    Qu'on a du mal à s'séparer,Qu'on a du mal à s'faire confiance

    Et qu'on serre fort nos deux corps,Et qu'on serre fort nos deux corps

    Et qu'on se caresse les yeux,Et des nuits que j'en dors plus,

    Qu'on ait raison qu'on ait tort,Qu'on ait raison ou qu'on ait tort,

    L'amour a ouvert le feu,L'amour a ouvert le feu,

    ,,

    Et je t'aime d'amour,Et je t'aime d'amour,

    Mon amour,Mon amour,

    Je te vois toujours jolie,Je te vois si fort,

    Et je crève,Et je meurs du jour,

    Du jour où l'amour,Où tu refusera,

    S'en ira sans dire merci,Sans me dire pourquoi,

    Et je hais déjà tes absences,Et je maudis tes absences,

    Et je hais devoir partir,Et je maudis ton Adieu,

    Il parait qu'c'est dans l'espérance,On dit que c'est petit à petit,

    Que la vie doit se construire,Que l'amour se construit, mais,

    ,,

    Ça fait des nuits,Ca fait des jours,

    Que j't'aime d'amour,Que j'taime pour toujours,

    Ça fait du temps,Ca fait du temps,

    Qu'on s'dit bonjour,Qu'on s'fait du bien,

    Qu'on a du mal à s'retrouver,Que j'ai du mal avec ce bonheur,

    Qu'on a du mal à s'séparer,Qu'on a du mal à s'faire confiance

    Et qu'on serre fort nos deux corps,Et qu'on serre fort nos deux corps

    Et qu'on se caresse les yeux,Et des nuits que j'en dors plus,

    Qu'on ait raison qu'on ait tort,Qu'on ait raison ou qu'on ait tort,

    L'amour a ouvert le feu,L'amour a ouvert le feu,

    ,,

    C'est parti pour un tour de manège,C'est partit pour un conte de fée,

    C'est parti pour un morceau de vie,C'est partit pour un morceau de vie

    Souviens-toi de la neige,Souviens-toi du soleil,

    La première fois qu'on s'est compris,Derrière cette porte ouverte,

    Le premier regard de l'amour,Le premier regard découvert,

    Le premier coup est parti,Le livre est ouvert,

    Il nous emmène dans des toujours,Il nous emmene dans le feu,

    Et nous porte dans son lit,Et nous parle de passion,

    ,,

    Et je t'aime d'amour,Et je t'aime d'amour,

    Mon amour,Mon amour,

    Je te vois toujours jolie,Je te vois si fort,

    Et je crève du jour où l'amour,et je meurs du jour où tu refusera,

    S'en ira sans dire merci,sans me dire pourquoi,

    Et je lève mon verre à ton corps,Et je lève mon verre à ton corps,

    Et je t'aime toujours encore,Et je t'aime encore, toujours,

    Et je t'espère dans ce décor,Et je t'espère dans cette vie,

    J'ai envie de toi trop fort,J'ai envie de toi plus fort,

    ,,

    Que tu me dises,Que tu me dise,

    Que tu m'aimes d'amour,Que tu est perdu,

    Que tu me dises que t'as envie,Que tu me dise que t'as envie,

    Envie de dire pour toujours,Envie de partir pour toujours,

    Envie de dire pour la vie,Envie de dire non à la vie,

    Et je hais toujours tes absences,Et je maudis tes absences,

    Et je hais devoir partir,Et je maudis ton Adieu,

    Dans la folie de l'espérance,Dans la folie de cette vie,

    Avec toi je veux construire,Avec toi je veux esperer,

    ,,

    Ça fait des nuits,Ca fait des jours,

    Que j't'aime d'amour,Que j'taime pour toujours,

    Ça fait du temps,Ca fait du temps,

    Qu'on s'dit bonjour,Qu'on s'fait du bien,

    Qu'on a du mal à s'retrouver,Que j'ai du mal avec ce bonheur,

    Qu'on a du mal à s'séparer,Qu'on a du mal à s'faire confiance

    Et qu'on serre fort nos deux corps,Et qu'on serre fort nos deux corps

    Et qu'on se caresse les yeux,Et des nuits que j'en dors plus,

    Qu'on ait raison qu'on ait tort,Qu'on ait raison ou qu'on ait tort,

    L'amour a ouvert le feu,L'amour a ouvert le feu,

     

    Ancienne rupture

    Je ne demandais pas la lune,

    que nous vivions à deux

    notre amour à la une,

    juste heureux.

     

    C’était toi que j’attendais

    pour le grand projet

    pour lui j’acceptais

    tous les dangers.

     

    Autant j’y croyais

    impossible espoir

    autant tu doutais

    noyée de désespoir

     

    Je ne voulais que nous

    sans nos chaînes,

    j’ai mis à genoux

    toutes les haines.

     

    La confiance reconstruite

    pour moi

    la défiance déconfite

    mais pour toi ?

     

    Je ne pensais qu’à ça

    nos deux mains n’en faisant qu’une

    et pourquoi pas

    deux enfants au lieu d’un.

     

    Tu m’abandonnes

    tu dois reculer

    je te pardonne

    de ne plus m’aimer

     

    Demain s’est noyé

    aujourd’hui s’est rétréci

    broyée

    je survis.

    October 28

    week-end

    Un week-end ordinaire, écrit d'avance, de ceux que j'oublierais au plus vite. Pourtant c'est bien ce après quoi je courrais il n'y a pas si longtemps, des repas à plusieurs, les courses à deux, un dialogue, Je n'ai même pas envie d'essayer de me souvenir, j'en arrive à ne plus savoir ce qui ne va pas, ne plus comprendre pourquoi j'ai tant de mal à être heureuse. Je ne vis plus, je survis, je guette les quelques instants de répis, où j'arrive à me retrouver, à respirer à peu près normalement. Ce dont je souffre le plus c'est de ne plus avoir de refuge, de cocoon où regresser, où être moi, lire un livre dans la paix d'un chez soi, écouter sa musique, s'affaler dans son canapé recouverte d'une couverture et regarder le navet du dimanche soir en mangeant du chocolat. Ce soir, après avoir emmené Nancy chez un copain, je reviens et trouve pleins de gars dans les canapés devant un match de foot, plus de place pour garer la voiture, le téléphone est déchargé. Alors je me refugie dans ma chambre, devant mon ordi, à taper ces quelques lignes, à rêver que je retrouverai bientôt un petit nid douillet où je pourrai recommencer à zero. Mais a-ton le droit de se tromper autant dans la vie, ou est-ce que j'ai épuisé le dernier joker ??
    Si seulement je savais exactement ce qui m'a conduit à ces erreurs pour être sure de ne plus les reproduire; Ce n'est pas de rêver au Prince charmant en tout cas, je n'y ai jamais cru, mais quoi, ce ne serait pas possible de trouver son âme soeur, un alter ego, un homme qui m'aime et que j'aime.
    Encore tenir un peu, ne pas craquer, continuer des petits pas modestes, au moins jusqu'à cet été.
    Le temps et la patience sont bons conseillers. Point positif, je les aurais appris dans cet histoire, comme jamais avant. Je reagarde ce qui va bien et me réjouis alors du bac passé, de mon amour de fille, des amis qui viennent à la maison bientôt, de mes parents en bonne santé, et plus simplement du toit que j'ai sur ma tête, des repas qutidiens assurés, des départs en vacances, de l'immense liberté de pouvoir bouger, respirer, parler, d'être en bonne santé et de garder l'espoir que ça s'arrengera bientôt.
     
    October 25

    Discussion sur rêve de vacances

     

    Citer

    rêve de vacances
    Le vent tiède soulève une mèche sur ton front, la lumière rose de ce soir d'automne estompe tes traits fatigués, le clapotis assourdi de l'eau rythme ton flot lent de parole.
    Depuis notre départ de Paris, nous n'avons pu goûter quelques instants de calme, l'énervement semblait, jusqu'à cet instant, nous avoir poursuivi sur cette île au bord de l'océan indien . Je me détend enfin,  mes sens s'enlisent, s'engourdissement, je m'abandonne avec délice à cette bienfaisante torpeur. Je t'écoute me raconter tes projets professionnels et pour la première fois depuis notre rencontre quelques mois auparavant, je me surprend à vouloir d'autres mots, plus tendres. Un sentiment trouble de manque et d'envie émerge du plus secret de mon être. Tu ne semble ne pas te rendre compte de mon trouble, rien dans ta voix au son doux ne trahit un quelconque changement d'état. Mes pensées me ramènent à Paris, devant l'Opéra,.............

    Discussion sur Science-fiction

     

    Citer

    Science-fiction
    Offre d'emploi - Technicien en conditionnement sociétal
        --
    "Centre inter-mondes de réhabilitation recrute pour son activité spécialisée dans le traitement des cerveaux humains déviants, un technicien en conditionnement sociétal. Expérience requise des publics désocialisés. Vos qualité principales sont patience, compréhension et résistance à la dénormalisation.
    Vous travaillerez en relation avec le Directeur des Destinées Humaines. Votre mission sera d'accueillir les humains envoyés par les Organisations Mondiales de Normalisation. Vous effectuerez, en coordination avec l'équipe du conditionnement sociétal, un diagnostic complet et participerez à l'élaboration d'un programme global de restructuration.
    Connaissance appréciée du logiciel Control Over Normatic.
    Dirigez vos candidature à CIEL-Centre d'Internement des Évincés de la Logique.

    Discussion sur Aimer

     

    Citer

    Aimer
    je veux être dans tes bras encore, encore ...

    et partir sur les rives de ton sourire,

    me noyer dans l'onde de ton regard,

    basculer, perdre pied

    Discussion sur Ode au petit-déj

     

    Citer

    Ode au petit-déj
    d'abord appuyer sur le bouton de la cafetière, puis sortir le nécessaire, beurre, confiture, lait, miel et pain frais s'il y en a. Couper de longues tartines de pain, mettre le pain à griller. S'asseoir et humer l'odeur du café chaud. J'en ai les papilles gustatives tout émoustillées. Verser dans son bol le liquide chaud, compléter d'une lichette de lait, j'aime voir le noir et le blanc se mêler... Et surtout prendre son temps, tout son temps, se délecter de la langueur chaude d'un matin d'été, se sentir bien au chaud, encore toute engourdie et regarder dehors le manteau que l'hiver tire implacablement sur la vie végétale, ou bien encore, sortir de sa tente, entendre l'eau de la rivière toute proche couler gaiement, profiter des délicieux moments de fraîcheur matinale avant que le soleil ne soit trop haut.. Et tant d'autres qui restent encore à vivre ..
    October 24

    Idéal

    Mon quotidien a été Nancy pendant des années et je n'ai pas voulu vivre à deux pour être à nouveau seule dans notre couple. Ce n'est pas pour les aspects matériels que j'ai eu envie d'être deux, c'est par manque d'amour, par manque d'attention, par manque de dialogue, par manque de bras où me blottir quand je me sens fragile, par manque de tendresse. Je voudrais que nous nous réservions dans notre quotidien une place pour nous, un espace qui nous appartient, où nous puissions être l'un pour l'autre. Je voudrais que nous nous réservions une ou deux soirées par mois pour aller à Paris, flâner, manger ou boire un verre dans un resto, monter en haut de la Tour Eiffel,.. Je voudrais que nous vivions autre chose que les contraintes, ou bien je vais finir par croire un ami qui disait qu'être deux, c'est partager les ennuis qu'on aurait pas eu tout seul !

    Aimer

    je veux être dans tes bras encore, encore ...

    et partir sur les rives de ton sourire,

    me noyer dans l'onde de ton regard,

    basculer, perdre pied

    Science-fiction

    Offre d'emploi - Technicien en conditionnement sociétal
        --
    "Centre inter-mondes de réhabilitation recrute pour son activité spécialisée dans le traitement des cerveaux humains déviants, un technicien en conditionnement sociétal. Expérience requise des publics désocialisés. Vos qualité principales sont patience, compréhension et résistance à la dénormalisation.
    Vous travaillerez en relation avec le Directeur des Destinées Humaines. Votre mission sera d'accueillir les humains envoyés par les Organisations Mondiales de Normalisation. Vous effectuerez, en coordination avec l'équipe du conditionnement sociétal, un diagnostic complet et participerez à l'élaboration d'un programme global de restructuration.
    Connaissance appréciée du logiciel Control Over Normatic.
    Dirigez vos candidature à CIEL-Centre d'Internement des Évincés de la Logique.

    rêve de vacances

    Le vent tiède soulève une mèche sur ton front, la lumière rose de ce soir d'automne estompe tes traits fatigués, le clapotis assourdi de l'eau rythme ton flot lent de parole.
    Depuis notre départ de Paris, nous n'avons pu goûter quelques instants de calme, l'énervement semblait, jusqu'à cet instant, nous avoir poursuivi sur cette île au bord de l'océan indien . Je me détend enfin,  mes sens s'enlisent, s'engourdissement, je m'abandonne avec délice à cette bienfaisante torpeur. Je t'écoute me raconter tes projets professionnels et pour la première fois depuis notre rencontre quelques mois auparavant, je me surprend à vouloir d'autres mots, plus tendres. Un sentiment trouble de manque et d'envie émerge du plus secret de mon être. Tu ne semble ne pas te rendre compte de mon trouble, rien dans ta voix au son doux ne trahit un quelconque changement d'état. Mes pensées me ramènent à Paris, devant l'Opéra,.............

    Ode au petit-déj

    d'abord appuyer sur le bouton de la cafetière, puis sortir le nécessaire, beurre, confiture, lait, miel et pain frais s'il y en a. Couper de longues tartines de pain, mettre le pain à griller. S'asseoir et humer l'odeur du café chaud. J'en ai les papilles gustatives tout émoustillées. Verser dans son bol le liquide chaud, compléter d'une lichette de lait, j'aime voir le noir et le blanc se mêler... Et surtout prendre son temps, tout son temps, se délecter de la langueur chaude d'un matin d'été, se sentir bien au chaud, encore toute engourdie et regarder dehors le manteau que l'hiver tire implacablement sur la vie végétale, ou bien encore, sortir de sa tente, entendre l'eau de la rivière toute proche couler gaiement, profiter des délicieux moments de fraîcheur matinale avant que le soleil ne soit trop haut.. Et tant d'autres qui restent encore à vivre ..

    Refus - c'était hier ..

    j'avoue que je suis en pleine contradiction, un peu comme dans les bd où un ange gardien te dis "sois raisonnable" et un petit diable tentateur susurre en réponse "mais non, fais ce dont tu as envie". Dans mon cas l'ange me conseille de prendre mon mal en patience, de laisser le temps agir, de regarder ce qui va bien plutôt que ce qui ne va pas, il m'affirme que j'ai besoin de stabilité, que je ne suis pas prête à changer encore de lieu de vie, que ce serait déstabilisant pour Nancy, etc... et je reconnais que les arguments sont recevables.  

    Mais alors que je commence à me ranger à son sage avis, une voix off, insidieuse, objecte qu'on ne vit qu'une fois et que ça vaut le coup de chercher à être heureux, que tout le monde a le droit de se tromper, que j'ai les circonstances atténuantes et donc que je devrai chercher un appartement à côté de l'IFSI de Nancy à Suresnes, qu'elle ne serait pas si mal que ça et pourrait inviter ses copines comme avant, ce qu'elle ne fait plus à cause des garçons.

    Conséquence de ces tensions intérieures, j'ai des migraines chroniques et l'impression certains jours que je suis au bord de l'implosion !!  

    Un jour je reconnais que c'est bien de ne plus être seule, de faire ses courses à deux, de se promener à deux, des tas de détails insignifiants mais qui m'ont tellement manqué pendant 10 ans ; Mis bout à bout, tous ces moments de solitude tellement désespérément grotesques, feraient sûrement concurrence à la Tour Montparnasse qui alors n'aurait pas volé le qualificatif d'infernale.

    Pour te donner un rapide aperçu, et en prenant un exemple parmi d'autre qui est le cas douloureux des anniversaires seuls, ça va de se saouler au whisky et champagne en moins d'une demi-heure, musique à fond dans l'appart, pour se retrouver à sonner chez la voisine une bassine sous la tête et lui demander d'appeler les pompiers par peur de tomber dans l'inconscience sans que personne ne s'en soucie, en passant par se retrouver sur le palier de l’immeuble, en pyjama, pour avoir claqué la porte un peu vite, à attendre le serrurier, laissant la malheureuse pizza d'anniversaire refroidir et la bière réchauffer ; enfin, pour finir le tableau c'est aussi se réfugier pour sa trentaine en haut de l'observatoire d'Arcachon, un genre de mini tour Eiffel perché sur la ville d'Hiver et dominant tout le bassin, pour regarder le soleil se coucher à la surface de l'océan lointain, très romantique mais à surtout à deux, seul c'est pathétique.

    Je ferme là la parenthèse des moments de tristesse passée pour revenir à aujourd'hui quand, j'oscille entre bien être et mal être. D'autre jour donc, ne supportant plus le manque de communication ou notre incompréhension mutuelle quand ce n'est pas un problème d'éducation des enfants, je me prend à chercher frénétiquement dans les annonces immo un appartement où fuir avec Nancy quitte à partir avant d'avoir vendu la maison, j'écume les rues de Suresnes pour repérer où ça pourrait être, ...Bref, je ne suis pas un cadeau