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June 22 Dialogue : - Toujours envie de dire oui et de faire pleins de belles choses à deux. Et toi ? - OUI !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! - bavard .... Hein biloute ! - Trés !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! J'en ai soif de trop parler. lollllllllllllllllll On arrête les frais. L' animal se rattrape heureusement .. EN PRIVE  ça c' était mes 40 ans, mon chéri c' est le schtrumf vert .. Chemins, Chemins de la pensée ; ils vont d' eux-même, ils s' échappent. Quand donc Amorcent-ils à nouveau le tournant dégageant la vue sur quoi ? Chemins allant d' eux-même jadis ouverts, soudain refermés, plus tard. Montrant de l' antérieur, jamais atteint, voué au non-dit - relâchant les pas à partir de l' accord d' un fiable destin. Et à nouveau presse une ombre incertaine dans la lumière qui tarde. Martin Heidegger - 1971 
May 21 La décision est prise, je me marie, ou plutôt, nous nous marions. De rebondissements en rebondissements, les épisodes se sont succédés pour aboutir, 4 ans après nos premiers échanges sur internet en mai 2004, à un engagement ferme et définitif.
La date est fixée, 30 Aout 2008, le lieu définit, les amis invités, les tenues trouvées, les papiers remplis,... ne reste qu'à dire "oui". J'ai vécu tant et tant de choses seule que je m'étonne encore de ce tournant à plus de 40 ans. Presque envie de me pincer pour être certaine que je ne rêve pas !
Pas de regrets, seulement des souvenirs et un petit goût amer pour tant de temps passé si vite, mes meilleures années perdues dans le vide, la solitude. Pourtant j'ai tenu bon la barre et je suis heureuse de voir ma fille trouver sa voie et se préparer à mener sa barque. Que pourras-t-on reconstruire ? Pas une famille, trop tard, les enfants sont trop grands pour se sentir appartenir à une même entité. Alors un quotidien à partager, des voyages et des vacances à deux, une deuxième partie de vie avec un partenaire présent et attentionné, des rires et de la vie en écho, des gestes tendres, la fidélité des sentiments, de la complicité, être rassurée de savoir que quelqu'un attend, qu'enfin je compte pour toi, et sur toi. C'est bien, c'est ce dont j'avais besoin par dessus tout, ce pour quoi j'ai esperé pendant 10 ans et le but vers lequel j'ai concentré mon énergie ces derniers 3 ans, envers et contre tous et tout. Tu m'attends et je t'attends aujourd'hui, demain, toujours. OUI mon amour !
January 20 Imagine l'été l'Espagne .. Dehors la chaleur, les volets mi-clos, les bruits de la rue.
Tu fermes les yeux, respires profondement. Deux jours nous séparent de Paris,
les vacances commencent seulement.
Allongée près de toi, je revois ma maison, Philippe, les enfants, une vague de nostalgie m'envahit
que je repousse aussitôt. Je t'ai suivie, je suis près de toi et je me sens bien, détendue, un courant
d'air salin se faufile, glisse sur le drap, caresse mon visage.
La mer toute proche,le sable brûlant, la longue avenue bordée de palmiers, le petit port de pêche, nos longues promenades le soir main dans la main, ce petit hôtel familial, autant d'instants de bonheur tant attendus... January 15
Attente
Les jours déroulent leur long cours nostalgique
pendant qu’égarée dans les méandres, ton aimée hésite.
Avancer, éviter les bras morts, contourner les îlots,
retrouver le fleuve des petits riens du bonheur quotidien
Le brouillard ne se lève pas sur les rives dangereuses
Un rayon perce l’épais rideau qui laisse quelque fois
Un peu d’espoir tromper ton attente.
Saurais-tu attendre ?
Quel chemin pour atteindre l’océan ?
Le courant me portera-t-il bien à l’embouchure,
Là où toutes vies convergent pour renaître ?
January 14
Arrangements, on compose de ci de là,
de bric de broc, un peu de colère, beaucoup de patience,
un peu de je t’aime et des tas de ras le bol
on tricote les mailles, endroit, envers,
deux rangs en rouge, trois rangs en rose
Un peu pour moi, trop pour tous et pas pour toi
Je te veux, je n’te veux plus, je te quitte, je reste, je construis puis je détruis
Tour de Pise toute de guingois, tour de Babel beaucoup trop belle,
On vit, on s’écoute beaucoup.
D’autres survivent et meurent, mais c’est la vie "quoi",
on continue de croire qu’on est malheureux.
L’hopital charrie son flot de malades, de mourants,
les recoins betonnés des villes inhumaines abritent une foule sans abris,
les vieux pleurent sans personne pour les entendre,
des régimes affament leurs peuples au non du pouvoir,
des femmes, des hommes, des enfants sont maltraités dans l'indifférence...
Et moi je crie, je m’appitoie, je m’attriste
pour quelques mots. Trois petits tours,
on ouvre et on referme, les pages se tournent dans l’ordre ou le désordre
on recule et on avance, lis et relis les douceurs ou les malheurs.
On s’explore, se pose des « pourquoi » qu’on imagine grands
mais qui sont tout petits devant les enfants des rues, les enfants battus
Il me revient alors « La Prière »
Par le petit garçon qui meurt près de sa mère Tandis que des enfants s'amusent au parterre Et par l'oiseau blessé qui ne sait pas comment Son aile tout à coup s'ensanglante et descend Par la soif et la faim et le délire ardent Je vous salue, Marie.
Par les gosses battus, par l'ivrogne qui rentre Par l'âne qui reçoit des coups de pied au ventre Et par l'humiliation de l'innocent châtié Par la vierge vendue qu'on a déshabillée Par le fils dont la mère a été insultée Je vous salue, Marie.
Par la vieille qui, trébuchant sous trop de poids S'écrie: " Mon Dieu ! " par le malheureux dont les bras Ne purent s'appuyer sur une amour humaine Comme la Croix du Fils sur Simon de Cyrène Par le cheval tombé sous le chariot qu'il traîne Je vous salue, Marie.
Par les quatre horizons qui crucifient le monde Par tous ceux dont la chair se déchire ou succombe Par ceux qui sont sans pieds, par ceux qui sont sans mains Par le malade que l'on opère et qui geint Et par le juste mis au rang des assassins Je vous salue, Marie.
Par la mère apprenant que son fils est guéri Par l'oiseau rappelant l'oiseau tombé du nid Par l'herbe qui a soif et recueille l'ondée Par le baiser perdu par l'amour redonné Et par le mendiant retrouvant sa monnaie Je vous salue, Marie.
Et aussi la chanson de Kamaro « Petits Princes »:
J'ai vu des choses mon vieux, des choses qui font mal J'ai vu des larmes qui coulent, des enfants qui ont mal On n'a le droit de s'en foutre, c'est rien de banal
Le temps qui passe pour nous, pour eux est fatal Mais, on n'est pas la pour la pitie On n'est pas la pour pleurer leur sort Je voulais que cette chanson leur soit dediee Que tous ensemble, pour eux, on y croit encore... Aucune raison n'est bonne pour un enfant de souffrir Il n'y a pas de raison pour une âme de ne pas sourire Mais la vie a fait que pour certain ce n'est pas pareil Il y en a qui viennent au monde déjà prêts pour un long sommeil C'est triste, et il faut faire quelque chose Il faut qu'on s'implique dans de petites et simples choses Qui pour eux font la difference Ub sourire aux levres, un message de l'esperance
Leve ta mainpour ces princes des ghettos Qui ne voient que l'ampleur de l'etau Qui tous les jours se battent pour survivre En esperant un jour ne plus soufrir Leve ta main pour ces petits princes de la rue Qui ne voient que leur destin perdu Et simplement que l'on se souvienne Que pour tout le monde la vie n'est pas la même
La cicatrice reste, quand marquee sur un enfant, mais leur visage s'illumine, a chaque main qu'on leur tend Tu sais pour eux le bohneur ne tient a rien. Si je pouvais en faire sourire rien qu'un Je me sentirais déjà bien Ces enfants de la famine Ces enfants des terres hostiles Ces gosses qui ne l'ont pas choisi Mais qui en portent des traces indelebiles Parle pour eux mon gars, prie pour eux mon gars plus tu ne manques de rien et plus il y en a pour qui ça s'arrete la. C'est la vie qui l'a choisi ainsi Sans trop savoir qui en paierait le prix Et coulent des larmes sous un ciel gris Malheureusement ce sont eux qu'on oublie En esperant qu'un jour les choses changent C'est déjà bien qu'ensemble on y pense Surtout que je sais qu'il aurait pu etre le mien. Ce petit prince triste qui me tend la main January 13
Je me penche avec douceur et dépose du bout des lèvres un baiser leger,
sur ton front soucieux l'onde de chaleur se propage lentement.
J'avance avec tendresse ma main ouverte, presse avec fermeté ma paume contre ta peau,
ta nuque crispée se détend, un flux bienfaisant ondoie le long de tes épaules.
Mes yeux regardent les tiens pour t'aider à retrouver le courage perdu.
January 12
Rien n'est acquis, rien n'est perdu non plus !
January 02 Marcher sur les eaux, ou bien la fronde de David.
Un miracle ! Il me faut ça au moins aujourd'hui.
Si je m'étais levée à l'autre bout du Globe, j'aurais trouvé le soleil, la chaleur,
la mer peut-être, qui m'aurait bercée de son clapotis toujours renouvelé.
j'aurais pu dormir sur la plage.. doux rêve
Toi mon amie, toi mon copain et toi mon égale
t'es-tu levée bourrée de colère, de révolte et de lassitude
As-tu un jour eu l'impression que tous tes muscles étaient raides,
que tu pesais une tonne, que la moindre parole te couterait la vie ?
December 20 L'espoir tiens dans un seul mot : partage
partager les émotions, les désirs, les souvenirs,
l'avenir, les peurs, les odeurs, les rires...
Envie de partager, d'être comme deux wagons sur les mêmes rails,
comme deux mains d'un seul corps, sentir qu'on vit la même chose
en même temps et qu'on en ressent le même plaisir.
J'ai cette espoir là chevillé à l'âme, accroché au coeur !
Vous qui me lisez, vous contentez-vous du presque ou de l'a-peu-près ?
N'avez-vous pas envie du tout, de l'essentiel, d'être vous avec l'autre aussi ?
Pouvez-vous laisser vos joies, vos peines, vos maladresses, vos désirs,
jaillir bruts ?
Ou laissez-vous la tristesse des convenus miner, erroder votre originalité,
laisserez-vous la lassitude victorieuse ?
Mais peut-on encore croire que le partage existe, que l'amour est cette harmonie ?
J'ai envie de me donner ce droit, d'outrager l'apparente sagesse,
de contrevenir à la dévotion du faux !!
Toi l'inconnu qui m'attends peut-être sur l'autre rîve ou sur la même, sache que mes exigences sont grandes,
que mes blessures sont prêtes à se rouvrir, que mon espoir est fragile,
mais que mon courage à retrouver les clés perdues de l'amour est sans égal,
Demain commence aujourd'hui et j'écris au fond de mon coeur
les premières lignes d'une histoire neuve et vraie.
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